Etre anti-fragile, c'est quoi ?

Mis à jour : avr. 19

C'est Nassim Nicholas Taleb, l'un des économistes les plus réputés au monde, qui en parle dans son livre « Antifragile, les bienfaits du désordre ». Le concept est différent de celui de résilience déjà évoqué, car il ne s'agit pas ici d'augmenter sa résistance au stress (bien que cela soit aussi utile), mais d'augmenter son énergie grâce au stress.


Il y développe ainsi un concept très contre-intuitif. Vous connaissiez la fragilité, le fait d’être affaibli par un événement stressant. Vous connaissiez aussi la résilience, le fait de rebondir favorablement à cet événement. Mais il y a fort à parier que vous n’avez jamais rencontré l’inverse : le fait de vous renforcer grâce à ce stress. L’anti-fragilité se propose d’y répondre. Elle permet à des personnes et des systèmes de s’améliorer sous l’effet d’un choc ou d’un stress.



Il nous donne des clés pour bénéficier des chocs, de la volatilité et de l’incertitude plutôt que d’être endommagé par ces derniers. Entre ordre et chaos, il est possible de prospérer dans un monde incertain et chaotique, comme en bourse, où certains spécialistes savent gagner de l'argent quand les cours baissent.


Les trois leçons suivantes expliquent ce qu'est être anti-fragile :


  1. Le fragile se casse sous l’effet d’un choc, l’anti-fragile s’en retrouve amélioré

  2. Cessez de vouloir contrôler vos fragilités, elles vous fragilisent à long terme

  3. Devenez anti-fragile en éliminant ce qui est faux


Leçon 1 : Le fragile se casse sous l’effet d’un choc, l’anti-fragile s’en retrouve amélioré


L’anti-fragile proposé par Nassim Taleb est l’opposé de la fragilité. Mais cela signifie aussi une posture différente de la robustesse :


  • Quelque chose de fragile se détériore sous l’effet des chocs et du temps.

  • Quelque chose de robuste est indifférent à son environnement. Il résiste aux chocs et au temps, ou se désagrège.

  • Un élément anti-fragile ne résiste pas aux chocs, mais les absorbe au contraire pour redonner une énergie comme un élastique, dans un processus d'amélioration continue en envisageant diverses options opérationnelles. Il profite des événements inattendus plutôt qu'il les réprime.


C’est notamment le cas de notre système immunitaire, qui apprend comment éliminer chaque nouveau microbe, puis garde cette information en mémoire pour mieux réagir lors de la prochaine attaque.


Les organisations sociales, les économies fonctionnent de la même manière : elles tendent à améliorer leur fonctionnement en réponse à des chocs importants.


Leçon 2 : Cessez de vouloir contrôler vos fragilités, elles vous fragilisent à long terme


Faites avec ce que vous avez sous la main. Ce sont les contraintes qui nous poussent à chercher des solutions optimales, souvent originales. Pensez aux start-ups, qui disruptent leur marché avec souvent moins de moyens que les entreprises traditionnelles.


En fait, reconnaître notre fragilité, s'y confronter avec les moyens du bord entretient notre capacité à profiter des chocs. Par exemple, c’est précisément parce qu’un enfant est confronté à des microbes que son système immunitaire va développer une capacité à les combattre. Mettre en place trop de protection contre la fragilité peut produire l’effet inverse de celui recherché. C’est le cas des antibiotiques, pris en trop grandes quantités, qui aboutissent à des bactéries encore plus résistantes (elles-mêmes bénéficiant de cet effet anti-fragile), ou encore de l’effet Streisand, phénomène médiatique au cours duquel la volonté d'empêcher la divulgation d'informations que l'on aimerait garder cachées, qu'il s'agisse de simples rumeurs ou de faits véridiques, déclenche le résultat inverse.


Pour remédier à ce piège, il faut introduire de la volatilité, du déséquilibre et du stress à un certain point, afin de révéler ce qui nous manque et conserver notre capacité à affronter les chocs, tel un athlète qui s’entraîne régulièrement pour améliorer son niveau, même lorsqu’il n’a pas de compétition.


C'est d'ailleurs ce que je fais dans mes cours ou dans mes séances de coaching, en poussant chacun à accepter un certain déséquilibre, qui paradoxalement, va les maintenir dans une pro-activité efficiente.


De même, je leur explique la différence entre un champion et un débutant de la façon suivante : ce n'est pas dans la somme des erreurs qu'il commet, mais surtout dans le fait que le champion les reconnaît plus vite et va être capable plus rapidement de les ajuster jusqu'à ce qu'elles ne soient plus perceptibles à l’œil nu d'un novice.


Malheureusement, dans nos sociétés ultra-compétitives, la fragilité n'est jamais revalorisée. D'ailleurs, le titre du livre peut prêter à équivoque. Nous la cachons souvent, au lieu de l'assumer et prenons donc trop de temps à nous rendre vraiment compte de nos erreurs. Pourtant ce n'est qu'en reconnaissant nos vulnérabilités que nous pouvons agir dessus pour ne pas être pris par surprise. Ce n'est pas en cherchant à être stable, que nous allons le devenir, mais en acceptant au contraire, le mouvement en soi fait de déséquilibre permanent, que nous intégrons pour qu'il se réajuste dans un certain axe.


Cela rejoint le concept d'affordance, utilisé dans le monde sportif, et dans les centres de préparation de sportifs de haut niveau, où les athlètes sont soumis à des difficultés les obligeant à aller chercher leurs ressources les plus profondes pour déceler leurs vulnérabilités éventuelles et chercher à les dépasser. A force, cela les amène à percevoir l'environnement, même difficile, comme des opportunités d'action (qu'on peut saisir, actualiser ou rejeter) en ayant confiance en leur perception de leurs propres capacités.


L'intérêt de l'appliquer pour quiconque est que plus une personne aura développé un répertoire de stratégie élevé (que ce soit mental, émotionnel ou moteur), plus sa perception de ses capacités maximales sera bien estimée.


Devenez anti-fragile en éliminant ce qui est faux


Beaucoup de croyances ne sont pas fiables. Nous devons revoir régulièrement nos modes mentaux, ce que nous prenons pour acquis. La méthode d’apprentissage la plus sûre est l’élimination de ce que l’on sait être faux.


En appliquant le modèle de Nassim Taleb, nous devons faire plus confiance aux connaissances négatives (ce qu'on connaît qui ne marche pas), qui apparaissent souvent plus solides que les connaissances positives (ce qu'on pense qui marche). Par exemple, il est plus facile de procéder par élimination (connaissance négative) pour savoir quel régime alimentaire nous permet de vraiment perdre du poids (connaissance positive).


Nous constatons souvent qu'il n'est pas facile de reconnaître quand nous faisons mal les choses, ou à l'inverse, certaines personnes sont de telles spécialistes, qu'elles pensent faire l'erreur avant d'avoir essayé, comme pour se dédouaner... C'est un système classique de protection de notre Ego, qui n'aime pas reconnaître ses erreurs et trouve toujours des justifications. Alors que le plus simple, comme je le dis souvent, est juste de se contenter de bien les observer, sans les juger, pour les corriger le plus tôt possible.


C'est un principe que nous appliquons sans cesse dans les arts martiaux. Nous nous forgeons par l'expérience et apprenons par nos faiblesses. Car nous savons qu'une faiblesse cachée est une faiblesse non résolue. C'est donc aussi la voie du « pardon » comme je l'indique dans mon livre, en reprenant les termes d'un aïkidoka, car nous devons sans cesse nous pardonner nos erreurs (dans le sens d'accueillir, les reconnaître sincèrement et pas avec une allégeance mal placée) pour progresser. De cette façon, c'est la connaissance négative qui prime, et une technique ne sera considérée comme bonne (connaissance positive) que tant qu'elle marche jusqu'à la démonstration du contraire... De même, par la répétition nous passons plus de temps à enlever ce qu'il y a en trop (mouvements superflus, tensions) pour trouver le geste juste.


Ainsi, nous pouvons davantage être confiant dans ce qui ne marche pas (et donc nous en débarrasser), que dans ce qui marche (parce qu’on ne peut pas vraiment savoir si c’est lié au hasard ou non, ou encore à des conditions très spécifiques). Cette approche s’appelle la « via negativa », ou l'art de la soustraction (retirer pour améliorer). C'est aussi pour les entreprises, l'approche « lean », qui s'est inspirée de l'approche japonaise « kaizen ». « Lean » veut dire « mince », car il s'agit d'enlever les tâches inutiles, sans valeur ajoutée, et non pas ajouter un mille-feuille permanent.


Antoine de St-Exupery, lui-même, disait : « La perfection est atteinte, non pas quand il n’y a plus rien à ajouter, mais quand il n’y a plus rien à enlever. »


En d'autres termes, On cherche toujours à en faire plus, plus rapidement, quand la meilleure option est souvent d’en faire moins.


Qu'est ce que vous pouvez en retirer ?

Attention, cela peut changer votre vision du monde, et notamment votre rapport au travail, aux relations, à la santé et à la complexité que nous vivons.


Etre anti-fragile, c'est revoir notre rapport au travail et à l'effort. « Travailler plus pour gagner plus » est une approche extrêmement fragile, parce que si nous ne sommes plus en capacité de travailler, nous perdons notre source de revenu. Les approches qui permettent de gagner plus en travaillant moins sur le long terme sont davantage anti-fragiles. Réfléchissez à déléguer davantage, à automatiser ce qui peut l'être, à diversifier vos sources de revenus.


C'est aussi revoir notre façon de penser nos relations. Vouloir ôter toute fragilité, et chercher à contrôler à tout prix tout risque d'erreur ou d'infidélité, peut s’avérer extrêmement contre-productif. La relation qui repose sur la confiance et l'autonomie est beaucoup plus anti-fragile.


C'est savoir demander de l'aide en reconnaissant que nous avons besoin de perspectives fraîches, régulièrement, car l'un des plus grands dangers est de tourner en boucle avec les mêmes idées, les mêmes personnes, sans examiner nos pensées ou nos comportements sous des angles différents. C'est ce que nous faisons très bien dans les arts martiaux, où changer régulièrement de partenaire, du débutant au plus expérimenté, nous permet de nous confronter à des problématiques nouvelles qui nous aident à être un meilleur pratiquant, en mettant à jour nos lacunes.


C'est savoir dire non. Comme Steve Jobs l'affirmait :

« Les gens pensent que le focus, c’est de dire oui aux choses sur lesquelles on doit se concentrer. Mais ce n’est pas du tout ça ; c’est dire non à toutes les autres bonnes idées. Vous devez choisir très soigneusement. Je suis en réalité aussi fier de toutes les choses qu’on n’a pas faites que de ce qu’on a fait. L’innovation, c’est dire non à des milliers de choses. »

C’est la même chose pour la productivité. On nous vend toujours plus d’applications et de gadgets, soi-disant pour être plus productifs. Mais le mieux est toujours d'enlever quelque chose. C’est le principe du deep work de Cal Newport : moins de notifications, moins de distractions, plus de concentration et revenir à l'essentiel (« l'être-sens-ciel »). C'est donc la sobriété heureuse, le retour à la simplicité, enseignés par le zen japonais, qui est salué plutôt que l'abondance, le trop plein de nos sociétés modernes.


Comme dit Frédéric Lenoir : « Le superflu est onéreux, mais l'essentiel est offert. »


Etre anti-fragile, c'est aussi revisiter nos rapports de pouvoir, de force. C'est comprendre le paradoxe de l’efficacité à travers l’abnégation de la force. Bien que cela soit un réflexe naturel, la force ne doit pas être un moyen pour bien nous ajuster, car elle souligne surtout un moyen de combler le manque de compétence. Ce n'est pas non plus l'effort extrême qui va s'avérer le plus payant. Il nous faut chercher l'extrême finesse, dénuée de toute tension.


« Car ce à quoi tu résistes, persiste. » (cf l'article : « changer nécessite de vaincre vos résistances. »)


C'est ce que nous faisons souvent en première intention, comme pour nous protéger. Accueillir est un mouvement d'ouverture très difficile à réaliser, qui ne se cultive qu'à travers des exercices de relâchement de nos tensions générées par nos nombreuses résistances, nos efforts vaniteux (qui peuvent aussi marcher, mais à quel prix...).


Pour celles et ceux qui se demandent comment accueillir des choses qui paraissent inacceptables, la tentation pourrait être grande de faire une sorte de compromis mental en admettant ce qui se passe. Admettre, ne veut pas dire accueillir, quand il faut justement lâcher son mental pour se laisser traverser par ce qui est là, dans son corps. Je leur propose d'accueillir déjà cette résistance et de se laisser surprendre par la voie du coeur pour examiner simplement, de manière réflexive (dans le sens de regard tourné intérieurement), si elle est utile et si il n'y a pas d'autres moyens plus efficients pour changer les choses plutôt que de s'y opposer directement.

C'est pour cela qu'on dit que le monde qui nous apparaît est le reflet de ce que l'on vit à l'intérieur de nous, à juste titre. Ce ne sont pas tant les événements qui sont impactants mais surtout la charge émotionnelle que nous y mettons. Plus nous aurons des tensions en nous, plus ce monde va nous paraître hostile, douloureux. Plus les conflits nous paraîtront inévitables. A l'inverse, plus nous sommes dans l'ouverture, dans l'accueil, plus nous pouvons voir les opportunités, utiliser la confrontation, dans un esprit bienveillant, pour nous enrichir et embrasser un espace plus grand de liberté d'agir. D'où la nécessité de faire grandir notre conscience corporelle pour percevoir les zones de nos tensions et les évacuer correctement. En récupérant du pouvoir d'action, nos tensions, nos peurs, nos frustrations, nos résistances paraîtront de plus en plus petites et notre connexion à nos sentiments les plus nobles en sera plus grande.


Etre anti-fragile, c'est ainsi apprendre à gérer les hauts et les bas de notre existence. C'est prendre les bas en considération, comme nos moments de tristesse, de découragement, de peur, de doute, d'insatisfaction, de vide même parfois, mais en puisant dedans pour sortir plus vite, nous remplir plein d'élan, de désirs en ayant à l'esprit que chaque aller contient son retour, comme la clarté prend sa source dans la confusion, la paix prend sa source dans la colère, l'ordre prend sa source dans le chaos ou encore le courage prend sa source dans la peur. Par exemple, en écoutant ce que la peur nous dit, nous pourrons trouver des alternatives qui laisserons place au courage. Avoir une bonne conscience de soi, comme je l'ai évoqué précédemment, va s'avérer là encore primordial pour savoir prendre en compte notre niveau d'énergie et gérer notre motivation sur le long terme. En étant connecté intimement à notre corps, en ayant un bon contact avec lui, nous pourrons ressentir plus aisément ce dont nous avez besoin et ce qui met nous en énergie ou nous en coûte. Avec l'amélioration de nos compétences somatiques, en écoutant mieux nos tensions, nous régulerons plus facilement notre énergie comme nos humeurs, en nous appuyant sur une plus grande tonicité de notre corps et de notre esprit. Nous nous mettrons plus vite en mouvement pour chercher ce qui nous meut, quelle quête nous galvanise. C'est sur le chemin que nous pourrons percevoir la lumière.


Etre anti-fragile, c'est trouver le bon équilibre, entre lâcher-prise sur ce qui doit l'être (comme le contrôle sur l'extérieur inopérant, le passé, nos erreurs) et tenir-prise sur ce que nous pouvons contrôler, à savoir notre façon d'appréhender les expériences et d'en tirer les leçons. Nous sommes comme l'escaladeur, qui pour avancer, doit lâcher sa prise pour en saisir une autre.


Mais ça, c'est une autre histoire que je démontre dans mes coachings personnels. Car cela demande des dizaines d'exercices, des heures d'entraînement, de la préparation mentale pour intégrer tous ces principes énumérés et tenter de les appliquer toujours un peu mieux chaque jour, notamment par la « pratique délibérée. »


C'est Ericsson, chercheur reconnu en psychologie de la performance, qui définit la « pratique délibérée » selon ces quatre principes :


- Vous devez découper votre tâche en visant spécifiquement un de vos points faibles : quelque chose que vous ne savez pas faire, ou que vous ne faites pas bien.

- Vous devez mettre un niveau de difficulté et de complexité en fonction de votre capacité à le résoudre.

- Vous devez recevoir un feedback immédiat, ce qui vous permet de vous corriger et de vous perfectionner.

- Vous devez répéter de nombreuses fois le point de difficulté, jusqu’à ce que vous le maîtrisiez parfaitement.


Donc généralement, la « pratique délibérée » n’est pas très plaisante, car elle nécessite un effort souvent plus psychique (de concentration) que physique, bien que très payant, auquel nous rechignons...


Etre anti-fragile, c'est encore appliquer le principe d'Hormèse, évoqué par l'auteur, et là aussi pas toujours plaisant : c'est le processus durant lequel une exposition temporaire à un certain type de stress, de manière contre-intuitive, améliore la santé et le niveau de résilience. Le vivant va se développer d'autant mieux qu'il est confronté à des facteurs de désordre, de volatilité ou à quoi que ce soit à même de le troubler. Il va donc tirer profit du chaos et même en avoir besoin pour devenir meilleur. C'est donc délibérément choisir des activités pour « choquer » l'organisme avec des intensités courtes mais élevées (méthodes Tabata, HIIT utilisées par les sportifs de haut niveau), des séances de froid et de chaud, des apnées prolongées dans l'effort, etc. De la même façon, certaines respirations vont renforcer notre système immunitaire, comme le froid, et ainsi nous rendre plus résilients. Attention de ne pas en abuser sinon le principe anti-fragile ne va pas s'appliquer correctement. Selon ce principe, ce n'est pas chercher à battre des records, à être toujours plus fort et dans l'effort (nous avons vu que ce n'était pas la bonne voie). Il nous invite à miser sur la qualité plutôt que sur la quantité. « C'est la dose qui fait le poison » avait déjà été formulé par Paracelse. ... dont les travaux conduisirent à formuler la loi dite de Arndt-Schulz : « pour toute substance, de faibles doses stimulent, des doses modérées inhibent, des doses trop fortes tuent. »


Etre anti-fragile, c'est enfin être capable de gérer la complexité !


Ce n'est qu'en faisant la PAIX avec nous-même, que nous pouvons transcender la lutte en confrontation noble, bienveillante et abandonner ce que nous ne pouvons contrôler (même si nous avons l'illusion parfois de contrôler beaucoup de choses, il reste quantité de choses incontrôlables comme le temps, la météo, les marais, le vent, les virus, la souffrance, l'autre etc, et nos tentatives de manipulation n'y changent rien).


Comme nous l'avons vu précédemment, s'inscrire dans cette démarche va partir du même relâchement de nos tensions dans notre corps. Nous pourrons ainsi « faire de la place » à l'incertitude, au chaos (présents malgré tout), lâcher le repli sur soi instinctif pour avoir une ouverture extrême à l'amour, la bienveillance, l'empathie.


Car, pour accueillir la complexité, il faut aussi nous connecter du mieux possible les uns aux autres, ressentir notre inter-dépendance, pour définir ensemble un sens commun, une direction claire au milieu de cette complexité. Le « JE » doit être remplacé par le « NOUS », car nous sommes dans le même bain, au propre comme au figuré, qui représente l'avenir de notre humanité. C'est ainsi que le « AVEC », qui cherche à ajouter, amender, sera préféré au « CONTRE », qui ne fait que s'opposer. C'est toute la magie de l'intelligence collective, seule capable de gérer les enjeux de cette complexité, comme les cellules dans notre corps, les tentacules de la pieuvre, avec des sous-systèmes dans le système !


Pour tout entrepreneur, être anti-fragile, c'est être capable de gérer sa vie !


Gouverner c'est prévoir. Un entrepreneur anti-fragile est prévoyant. Il doit penser à son futur en ayant pour focus la stratégie qui lui semble la meilleure pour progresser, tout en envisageant d'autres business model, d'autres options possibles et en listant les compétences qu'il lui manque pour garder une longueur d'avance.


Il doit obéir à ses valeurs profondes, qui lui donneront une éthique de vie, comme un samouraï moderne qui poursuit sa voie malgré les épreuves. Ces-dernières ne peuvent lui faire obstacle car il se sent investi d'une mission et peut faire la part des choses avec ce qui est essentiel à ses yeux. Pensez aux femmes enceintes, qui dans ce cas de figure, traverse les crises souvent sans broncher, avec une force incroyable, comme immunisées pour 2.


Un entrepreneur anti-fragile est aussi un agiliste. Quelques que soient les nouvelles informations, nouvelles règles, nouveaux indicateurs, qu'il reçoit, il ne doit pas tenter de résister ou de s'opposer mais plutôt d'accepter, de suivre le mouvement même si c'est inconfortable pour en faire une force et penser aux nouvelles opportunités qui en découlent. Il ne doit pas s'entêter, ni avoir honte de changer d'avis en fonction de son environnement et des résultats qu'il a obtenu, au contraire.


Il doit enfin manier l'art de l'émerveillement, qui garantit sa capacité d'adaptation en avançant toujours comme porté par ce que le présent lui offre, même dans des conditions difficiles (les épreuves font partie de la vie et la hauteur de l'obstacle dépendra du niveau de conscience qu'il aura su développer).


Vous aussi, vous voulez apprendre les principes de l'Anti-fragilité pour mieux les appliquer ?


Vous savez comme moi que ce n'est pas dans les livres que réside le véritable savoir, il est dans l'incorporation des connaissances pour en faire des compétences. Si voulez en savoir plus, cliquez sur cet article : « Il y a lieu d' « incorporer » toutes nos compétences... »


Avec l'épigénétique, nous savons désormais que nos gênes sont fortement influencés par notre environnement et ce que nous cultivons. Que décidez-vous de servir ? la force ou l'anti-fragilité ? Que voulez-vous appliquer pour votre vie ? Quand ? Comment ?


Vous partagez notre analyse ?

Mais…

- Vous ne savez pas comment vous y prendre ou vous voulez être sûr d'utiliser la bonne manière ?

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